Boof en kayak

Le Boof… Par Vincent Ricard (Vince) 

Un peu de vocabulaire :

  • Boof : action de faire atterrir le kayak à l’horizontal lors d’un saut de chute ou de seuil, ce qui fait ‘Boof’ à l’atterrissage lorsque bien réussi.
  • Piner : coincer le kayak le nez ou l’arrière dans les roches et de rester coincer par la force du courant. Techniques de sauvetage et capacités des copains serra apprécier.
  • Frontal : impact frontal, de frapper une roche de face avec vitesse, se qui peut briser le kayak, les cales-pieds, les chevilles et le dos.
  • Crash position : positionnement du corps couché sur l’avant du kayak, la pagaie parallèle au kayak sur le côté et la tête tourné vers la pagaie, positon de départ pour l’esquimautage en ‘C’, utilisé pour défoncer des rouleau en offrant le moins de résistance et près pour esquimauter. Utilisé pour atterrir au bas des chutes.

 

Le boof est utiliser pour toutes sortes de situations, il permet de ne pas faire planter le kayak sous l’eau ce qui lui fait perdre sa vitesse vers l’avant, l’on peut donc se dégager plus vite du bas d’une chute, diminuer les chances de se faire rappeler, se sauver du trouble et de l’énergie en gros. Quand l’on boof, on est généralement plus en contrôle du bateau après sa chute et cela permet de mieux manœuvrer pour garder sa ligne après, comme éviter un trou en aval. De plus, si le bas de la chute est peu profond, de boofer permet de réduire les chances de piner ou de faire un frontal. Comme dirait certains grands kayakistes…. : dans le doute, boof !

Pour boofer, il faut prendre une bonne vitesse avant de préférence, mais ce n’est pas primordial. Le tout ce passe au moment de quitter l’arrête du seuil, l’on doit donner un grand coup de pagaie, en déplaçant son poid d’une position avancé vers l’arrière, la pale le plus proche et le plus vertical possible dans l’eau pour éviter de trop changer sa trajectoire et ceci, au moment que l’avant du kayak est pratiquement dans les airs pour se décoller de la chute. Le kayak se met alors à descendre avec l’eau avec une certaine distance, mais il faut se pencher le corps vers l’avant du kayak le plus possible en crash position de préférence, l’action de déplacer son poid vers l’avant pendant que le kayak est dans les airs, fait que le kayak deviendra plus à l’horizontal en réaction. L’on peut voir cela aussi en se disant que l’on force avec ses jambes pour lever le nez du kayak vers le haut. De se mettre en crash position permet de réduire l’impact sur la colonne contrairement à si l’on avait le corps couché sur l’arrière du kayak, ce qui peut faire mal même lors de petit saut; de plus la pagaie en cet position l’on peut être prêt à donner un coup de pagaie en puissance immédiatement. En certaines circonstances, je préfère parfois avoir la pagaie au niveau du ventre les coudes relevés comme en rodéo, position idéale pour se stabiliser avec un appui lors de la réception.

 

Pour un boof réussi, il faut juste un bon timming, c’est le dernier coup de pagaie qui fait toute la différence, il est mieux de donner un ou deux coups de pagaie de moins avant le saut pour réussir le dernier. L’on peut mettre son kayak légèrement à angle par rapport au seuil juste avant pour que le kayak ‘tombe’ moins vite et de pouvoir garder le coup de pagaie ultime plus tard. Le tout est une question de timming, d’habitude et d’embarcation, mais tous les kayaks peuvent boofer, même les plus petits playboats, mais un creeker est fait pour cela. Bien réussi, il n’y aura pas d’eau ou presque qui passera par-dessus le kayak. L’on peut boofer une chute d’une hauteur jusqu’à 15 à 20 pieds, plus haut que cela il vaut mieux planter le kayak le plus vertical possible car une réception à plat commence à faire mal, et ceci devra faire parti d’un autre article…

Vincent Ricard

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